guerre de cent ans en lorraine

Au sud et à l’ouest, les compagnies écument le pays et il est crucial pour Étienne Marcel de préserver les communications avec les villes des Flandres : il faut dégager la route du Nord. Mis devant le fait accompli, le dauphin ne peut refuser la demande d’Étienne Marcel et de Robert Le Coq et signe des lettres de rémissions pour le Navarrais qui effectue tranquillement son retour triomphal. Il est le fils de Charles de Valois, frère cadet de Philippe le Bel et descend donc par les mâles de la lignée capétienne. Jean sans Peur avait multiplié les promesses démagogiques d'exonérations fiscales et les Anglais ne peuvent les tenir[199]. En 1422, Henri V et Charles VI meurent. Six ans plus tard en 1345, la chevauchée menée par Édouard III s’avère encore plus productive du côté anglais mais aussi plus destructrice pour les Français jusqu’à ce que finalement les deux armées se rencontrent à Crécy le 26 août 1346. Les mercenaires démobilisés, que ce conflit a utilisé sur le long terme[93], se regroupent en bandes et forment les Grandes compagnies qui terrorisent et pillent les campagnes. Pire encore, ce geste est perçu par les Navarrais comme le fait d’un roi qui se sait illégitime et espère éliminer un adversaire dont le seul tort est de défendre ses droits à la couronne de France. Finalement, cette chevauchée de 1339 ravage plus de 200 villages[87]. Mais l'affrontement avec le gros des forces de Guillaume Carl se déroule à Mello le 10 juin. C’est dans de dramatiques circonstances, au cours desquelles les célèbres bourgeois de Calais remettent les clés de leur ville aux assiégeants, que Calais passe sous domination anglaise (1347), laquelle va durer jusqu’au XVIe siècle. Les Flamands sont outrés par le ralliement du comte Louis Ier de Flandre au roi de France et de la pression fiscale qui s'ensuit, mais en cas de relance du conflit avec le roi de France, ils devraient verser une lourde amende au pape (qui a le pouvoir de les excommunier ou de jeter l'interdit sur les villes flamandes). Ils parviennent à réinstaller Henri VI sur le trône d'Angleterre, mais la réaction d'Édouard IV est vive : aidé par Charles le Téméraire, il bat en 1471 Warwick à la bataille de Barnet (14 avril), puis les Lancastre à la bataille de Tewkesbury (4 mai) où le fils de Henri VI est tué, reprend le pouvoir et fait assassiner Henri VI. Cette défaite met fin au projet d’envoyer des troupes françaises soutenir les Écossais, et permet à Édouard III d'Angleterre de relancer le commerce de la laine[82]. Il les lance dans une guerre d’escarmouches et de sièges, grignotant patiemment le territoire de l’ennemi[23]. La gabelle est rétablie en 1356[114] ainsi que diverses taxes. Les troupes anglaises privilégient donc la défense sur l'attaque. Le carnage est effrayant. La première phase du conflit fait apparaître une France affaiblie, tant sur un plan politique, avec la contestation du pouvoir des Valois, que sur un plan économique, les brigandages et les pillages s'ajoutant aux maux apportés par les Anglais. De ce fait, le 5 avril 1356, le dauphin a convié en son château de Rouen tous les hauts seigneurs de la province. Pour restaurer l'autorité royale, lui et son père se portent garants de la stabilité monétaire en créant le franc, ce qui met fin aux mutations monétaires tant décriées. Ce système tactique va permettre aux Anglais d’enchaîner des victoires écrasantes malgré une grande infériorité numérique à Crécy, Poitiers ou Azincourt. Le traité de Picquigny marque la fin de la guerre de Cent Ans. Une des plus célèbres chevauchées anglaises est celle de 1346 : une armée réduite, mobile, avançant sur un front réduit et pratiquant une guerre totale dévastant systématiquement les régions traversées, sans égards pour une population dont le roi d'Angleterre se dit le souverain légitime. Pour comprendre la guerre de Trente Ans, connue en Lorraine également sous le nom de guerre des Suédois, il faut quelques points de repères. Le clergé joue un rôle social majeur dans cette organisation de la société. Le désordre s’installe dans le Royaume sans que son successeur, Jean II le Bon, parvienne à inverser la tendance. Rouen, assiégée, est réduite à la famine. Des échauffourées éclatent et Étienne Marcel fait pression sur le duc d’Anjou puis sur le dauphin qui doit révoquer l’ordonnance et rappeler les états généraux[120]. L’artisanat, le commerce et donc les villes se sont développés[32]. Après avoir maté d'une main de fer une rébellion dans son comté anglais de Chester, Édouard de Woodstock, fils aîné d'Édouard III, s'était vu gratifié de la confiance de son père qui lui avait confié le poste de lieutenant de Gascogne : ainsi avait commencé la première chevauchée menée par le fameux capitaine anglais. La noblesse, et plus particulièrement la noblesse anglaise dont les revenus fonciers sont plus touchés, adopte donc un comportement belliciste[22]. Après une victoire à la première bataille de St Albans, Richard d'York dirige l'Angleterre pendant quatre ans, et maintient Henri VI en semi-captivité. La gauche ! Ce qui revient à alléger la dette de l'État en dévaluant la monnaie. Cette manœuvre permet de ne mettre en cause directement ni les Bourguignons, ni le Pape (l’Inquisition l’avait un temps réclamée), dans ce qui est perçu à l’époque par beaucoup comme le martyre d’une sainte (Jeanne d’Arc ne fut cependant canonisée qu’en 1922 dans un tout autre contexte politique). À la tête d’une monarchie ruinée et sans armée il est obligé de laisser chaque région se défendre par elle-même[87]. En premier lieu, France comme Angleterre connaissent des luttes pour le pouvoir. Les constatations décrites par exemple par Scott A. Mandia (, « Comment le roi de France envoya en Angleterre de son plus espécial conseil, pour savoir par les registres d’Angleterre comment le dit hommage se devoit faire ; et comment le roi d’Angleterre lui envoya unes lettres, contenant le dit hommage ». Le château fort, symbole de la féodalité, disparaît. En Angleterre, dès 1279, 46 % des paysans ne disposent que d’une superficie cultivable inférieure à 5 hectares, surface minimum pour nourrir une famille de 5 personnes[12]. À la fin du Moyen Âge, les armées sont composées principalement de deux éléments. Ce dernier résout la situation en écartant l'influent Warwick en 1464, puis le reste du clan Neville. La cotte de maille est progressivement remplacée par des plates qui couvrent d'abord les membres avant de protéger tout le corps. La bataille de Poitiers a lieu le 19 septembre 1356. De sa première épouse, Marguerite de Bourgogne qui a été condamnée pour infidélité[n 5], Louis X le Hutin n’a qu’une fille, Jeanne de Navarre. Jean sans Peur doit fuir et se rapproche des Anglais[180]. Le royaume de France est exsangue et réduit à la portion qu’on gruge (je sais : on dit congrue!). C’est la guerre de cent ans. Il commence par prendre la ville d’Harfleur puis en expulse les habitants et les remplace par des colons anglais[183]. La rançon exigée par l'Angleterre justifia donc un financement centralisé géré directement par le Dauphin : lorsque Charles V mit fin à ce paiement après n'en avoir honoré que le tiers, il ne supprima pas la levée d'impôt mais l'affecta à ses besoins militaires. En juillet, le prince de Galles lance une chevauchée en Guyenne, qui aboutira à la défaite française de Poitiers[107]. En effet, celle-ci a déjà été saignée par les effets des batailles de Crécy et Poitiers ou de la grande peste et de ses réminiscences régulières, mais elle fait aussi face à une baisse importante de ses revenus fonciers, les campagnes ayant été dépeuplées par la peste et dévastées durablement par les pillages découlant de la stratégie de terre déserte et de l'action des compagnies : les paysans ont fui et leurs terres sont souvent retournées en friche[168] (en particulier, les pieds de vignes détruits entraînent des difficultés durables de production de vin pourtant indispensable à l'époque où l'eau est rarement salubre). David II doit s’enfuir et trouve refuge en France où il est accueilli par Philippe VI[46],[47]. En 1335, David Bruce peut attaquer les îles Anglo-Normandes grâce à une flotte financée par Philippe VI. Cette querelle est encore plus importante que la question dynastique pour expliquer le déclenchement de la guerre[67]. La noblesse l'accuse de se rapprocher du peuple, auquel elle n'a pas pardonné l'assassinat des maréchaux, et se place sous la bannière du dauphin. Ainsi, les résultats d'une première campagne victorieuse en 1451, pendant laquelle Bordeaux et Bayonne ont été prises, ont été réduits à néant par une insurrection pro-anglaise, les habitants ayant du mal à accepter la lourde fiscalité française. Charles VI reste alors très populaire[192]. Divisés en trois groupes avançant en parallèle sur dix à vingt kilomètres par jour dans un couloir d’environ vingt kilomètres, selon un circuit où les villes peu ou pas fortifiées sont les premières visées[85], ses armées pillent méticuleusement les terres en prenant soin de détruire le bétail et les instruments de production comme les fours ou les moulins. Le but de ces pillages n'est nullement la victoire ou l'instauration de la paix, mais uniquement l'enrichissement personnel de certains qui n'obéissent qu'à leurs propres règles. En 1444, la trêve de Tours est conclue entre les deux camps. Le dauphin n'a d'autre choix que d’acquiescer et de réhabiliter Charles le Mauvais[126]. Charles II de Navarre décide dans les jours qui suivent d'assiéger Paris[138]. « Environ quatre-vingts grands vaisseaux », « Comment messire Charles d’Espaigne fut occis par le fait du roi Charles de Navarre à Laigle en Normandie, et comment le roi Jean voulut contrevenger sa mort », « novembre 1354, Charles le Mauvais conclut avec le duc de Lancastre un pacte qui prévoit le démembrement de la France : Édouard recevra la couronne de France mais laissera à son cousin Charles de Navarre la Normandie, la Champagne, la Brie, le Languedoc et quelques autres fiefs. Les Anglais s’en tiennent aux chevauchées, très populaires auprès de leur Parlement parce qu’elles ne coûtent rien, mais désastreuses pour l’image de l’Angleterre dans les territoires pillés : elles ne font qu’attiser la haine des Anglais et renforcent chaque jour la fidélité envers le roi Charles V. Le clivage des deux nations naissantes se creuse toujours plus[162]. Elle doit justifier sur le champ de bataille son statut social : l’adversaire doit être vaincu face à face dans un combat héroïque. Il a ordonné à tous les habitants des campagnes de se réfugier, avec toutes leurs provisions et matériels, dans les villes fortifiées. La couronne des Valois est menacée. Les échevins refusent, par fidélité au dauphin Charles. La dysenterie qui frappe son armée oblige le roi d’Angleterre à reporter ses rêves de conquête. Grâce à cette campagne, Édouard III peut disposer d’une armée moderne et rodée aux nouvelles tactiques (il y a aussi expérimenté la stratégie des chevauchées qui consiste à piller le pays sur de grandes distances grâce à une armée montée)[43]. La loi salique n’est pas invoquée lors du choix du nouveau roi de France. Cela lui permet de tester ses hommes et de se débarrasser des éléments douteux ou mal équipés. En fait, ce sont deux systèmes économiques, sociaux et religieux qui se font face. Mais, il lui faut de plus en plus compter avec Louis d'Orléans, le frère cadet du roi, qui s’emploie à contrer l’influence du duc de Bourgogne à la cour de France[réf. série de conflits opposant la France et l'Angleterre de 1337 à 1453, Pour la première guerre de Cent Ans, voir. Ce dernier réplique par les armes le 16 octobre 1323, alors que le procureur du roi de France se trouve à Saint-Sardos pour officialiser l'alliance. Des loups, il y en a partout et beaucoup en Lorraine en ce 6 Janvier 1412. Devant l’opposition du dauphin, Étienne Marcel décide d’imposer sa réforme par la force et rallie les commerçants parisiens à sa cause. Son fils de douze ans seulement devient le roi Charles VI mais, mineur, il est placé sous la tutelle de ses oncles. De cette façon, le dauphin se donne la possibilité de retarder indéfiniment l'application du texte[142]. Jean le Bon doit reprendre les choses en main et négocie sa libération dans la précipitation : il accepte le premier traité de Londres qui prévoit que l’Angleterre récupère l’ensemble de ses anciennes possessions d’Aquitaine et une rançon de 4 millions d’écus sans renonciation à la couronne de France[111]. Renonçant aux batailles rangées menées par des bannières de tailles inégales commandées par une noblesse indisciplinée, lesquelles n’ont rien apporté à son père, le roi réorganise l'armée, sous le commandement de chefs expérimentés et loyaux, comme Bertrand du Guesclin, son cousin Olivier de Mauny et Guillaume Boitel, son fidèle entre les fidèles. John Wyclif est un précurseur de la Réforme et le pays accueille favorablement le protestantisme à la Renaissance[249]. Toujours confronté à la menace anglaise, Jean le Bon doit convoquer les états généraux, le 28 décembre 1355, pour lever l’armée de 30 000 hommes nécessaires. Période noire pour la Lorraine, les armées venues de toute l’Europe ont ravagé les campagnes, pillé les villes de 1631 à 1661. Dès lors, chacun veut atteindre le plus vite possible l’ennemi anglais afin de se tailler la part du lion ; personne n’obéit aux ordres du roi Philippe VI qui, emporté par le mouvement, est contraint de se lancer à corps perdu dans la bataille. Certains auteurs ont estimé que 40 % de la chevalerie française disparaît lors de la bataille de Poitiers (1356), et au moins 70 % à Azincourt[164]. En effet, le paiement d'une rançon était le seul cas où la levée de l'impôt était automatique et non soumise à longues tractations avec les états. Débarquant à Calais le 28 octobre 1359, il chevauche en direction de Reims, la ville du sacre (un sacre y aurait des conséquences catastrophiques pour les Valois puisqu’il tient la vie de Jean le Bon entre ses mains). Édouard Balliol devient roi d’Écosse, vassal de l’Angleterre et est honni par son peuple. Alors, le comte de Warwick décide de franchir le pas : après la victoire de Towton en mars 1461, il emmène Édouard d'York à Londres pour le faire proclamer roi le 28 juin 1461 sous le nom d'Édouard IV. Avant l’assassinat de Louis d’Orléans en 1405 le parti d’Armagnac se nomme le parti d’Orléans, mais pour faciliter la lecture nous avons volontairement ignoré cette nuance. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Édouard IV, qui se retrouve à la tête d'une armée avinée, négocie son départ contre 75 000 écus payables immédiatement et une pension de 50 000 écus pour les neuf années à venir. Ils trouvent une occasion d'agir lorsque, contre toute attente, le roi Henri VI recouvre la raison. On se dirige vers un pouvoir de moins en moins absolu et les libertés individuelles peuvent être progressivement revendiquées. Il cherche à moyen terme à saper l’autorité de Philipe VI en démontrant qu’il est incapable de défendre son peuple et, à long terme, son but est avant tout la consolidation et la validation juridique définitive de sa souveraineté exclusive sur la Guyenne, si possible agrandie : il cherche plus à cesser d'être un vassal du roi de France pour la Guyenne qu'à le remplacer sur le trône de France, comme le montre son renoncement à cette revendication lors du traité de Brétigny[source insuffisante][86]. Dans la pratique, un jugement rendu en Guyenne peut être soumis à un appel devant la cour de Paris et non pas à Londres. La France est un pays féodal et religieux dont la noblesse doit justifier sur le champ de bataille l’origine divine de son pouvoir : on doit vaincre l’adversaire face à face dans un corps à corps héroïque. En trois siècles, les rois capétiens ont réussi à consolider leur autorité et à agrandir leur territoire aux dépens des Plantagenêt. Le retour de Charles II à Cherbourg en août 1355 avec une forte troupe ainsi que la menace anglaise contraignent Jean II à respecter ses engagements. nécessaire], le duc de Bourgogne Philippe le Hardi exerce le pouvoir de fait. On peut terminer la guerre de Cent Ans à la reconquête de la Guyenne en 1453, ou au traité de Picquigny de 1475. De plus en plus de fidèles, de réformateurs chrétiens exigent aussi un accès direct à la source du Salut, à la lecture de la Bible en langue vernaculaire, en un temps où seuls les clercs ont le droit de lire et de commenter l’Écriture. Il est possible que Louis XI ait promis de ne plus interférer dans les affaires anglaises, et qu'Édouard IV n'ait pas voulu risquer une défaite qui aurait fragilisé sa couronne alors que Charles le Téméraire était en difficulté contre les Suisses (il doit lever le siège de Neuss devant l'arrivée de l'armée impériale) et n'était pas en mesure de le soutenir au besoin.

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